Retour d’expérience du Dr Sylvie Picard sur l’organisation des RCP au sein du réseau CIRDIA et l’apport de Rofim pour structurer un collectif expert en diabétologie.
Le Dr Sylvie Picard est endocrinologue-diabétologue libérale à Dijon et présidente CIRDIA, Centre Inter-Régional D'Insulinothérapie Automatisée. Répartis aux quatre coins de la France, les membres du CIRDIA ont fait le choix d'une organisation entièrement numérique pour coordonner leur activité dans un cadre sécurisé et conforme aux exigences réglementaires : RCP, conseil d'administration, intégration des nouveaux membres.
Face à l'augmentation de la demande en insulinothérapie automatisée et à la saturation progressive des centres hospitaliers, le CIRDIA s'est structuré pour renforcer l'offre de soins en diabète de type 1 depuis le secteur libéral, en s'appuyant sur des outils numériques fiables et certifiés.
Le Dr Sylvie Picard partage dans cette interview son retour d'expérience sur la coordination d'un réseau interrégional de vingt-sept professionnels de santé, et sur le rôle concret que joue Rofim dans leur fonctionnement quotidien.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Sylvie Picard, endocrino-diabétologue libérale à Dijon. Je m'occupe particulièrement du diabète de type 1 et des nouvelles technologies, et je suis la présidente et cofondatrice du CIRDIA.
Le CIRDIA, Centre initiateur de boucle fermée multisite à prédominance libérale, est un nouveau concept d'organisation des soins pour les personnes vivant avec un diabète de type 1. Nous sommes répartis sur l'ensemble du territoire national, avec une réunion présentielle par an et, pour tout le reste, une coordination entièrement numérique.
Pourquoi avoir fait le choix d’utiliser Rofim ?
Le CIRDIA est un centre interrégional et national : par définition, nous sommes loin les uns des autres. Pour communiquer et organiser nos Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), il nous fallait une solution numérique fiable, pratique, et surtout sécurisée, parce que nous échangeons des données patients sensibles, et que cela implique des obligations réglementaires strictes.
C'est par le bouche-à-oreille que nous sommes arrivés sur Rofim car des collègues membres du CIRDIA utilisaient déjà la plateforme et nous l'ont recommandée. Nous avons suivi leur conseil, et nous ne le regrettons pas.
Pouvez-vous nous en dire plus sur le CIRDIA ?
Jusqu'à fin 2022, l'initiation des pompes et des systèmes en boucle fermée était quasi exclusivement réservée aux centres hospitaliers. Lorsque la boucle fermée est arrivée sur le marché, la demande des patients a été immédiate et très forte, ce qui est tout à fait compréhensible. Mais les CHU et les CHG se sont rapidement retrouvés débordés, avec des listes d'attente pouvant atteindre presque un an dans certains établissements.
Il était devenu indispensable d'augmenter l'offre de soins, mais de façon structurée et sécurisée.
C'est dans ce contexte qu'est né le CIRDIA : un réseau de diabétologues très formés, tous titulaires d'un DIU d'insulinothérapie automatisée, répartis sur l'ensemble du territoire. Nous sommes aujourd'hui une vingtaine de médecins et vingt-sept membres au total, en comptant les conseillers représentants des patients. Notre activité fait l'objet d'une évaluation continue : nous avons publié des articles scientifiques, présenté nos travaux dans des congrès, et une évaluation médico-économique vient d'être acceptée pour publication.
Dans ce modèle, les outils numériques ne sont pas un confort : ils sont une condition de fonctionnement.
Quel est l’impact du CIRDIA pour les patients ?
Aujourd'hui, nous couvrons sept régions et nous poursuivons progressivement le maillage du territoire, avec de nouveaux membres qui rejoignent régulièrement le réseau.
Notre objectif est simple : que chaque patient, où qu'il se trouve en France, puisse avoir le choix entre une prise en charge hospitalière ou libérale pour l'installation d'une boucle fermée. Nous ne sommes pas concurrents des centres hospitaliers, nous sommes complémentaires.
Concrètement, cela se traduit par une accessibilité améliorée, à la fois dans l'espace, en étant plus proches des patients, et dans le temps, avec des délais généralement plus courts qu'à l'hôpital. Et cela contribue, en retour, à désengorger les centres hospitaliers.
Tout cela se fait dans un cadre de sécurité totale : nous sommes tous extrêmement bien formés, et nous respectons scrupuleusement les recommandations de la société savante, la SFD, et les exigences de la Haute Autorité de santé.
Le CIRDIA n’est pas concurrent des centres hospitaliers. Nous sommes complémentaires, et cela permet d’augmenter en toute sécurité l’offre de soins sur le territoire, tout en contribuant à désengorger l’hôpital, dans un cadre totalement sécurisé, avec des e-RCP organisées via Rofim.
Comment utilisez-vous Rofim ?
Le CIRDIA est né début 2023, et nous avons intégré Rofim dès le démarrage de notre activité clinique, à l'automne 2023.
Notre usage principal, ce sont les RCP, au minimum trimestrielles, mais pouvant être convoquées à tout moment si un médecin a besoin de discuter d'un cas particulier de façon urgente, sans attendre la prochaine échéance. En moyenne, nous traitons trois à quatre dossiers par réunion, avec un plafond fixé à cinq pour garantir des échanges de qualité dans le temps imparti d'une heure. Et il arrive aussi, de façon spontanée, qu'un collègue évoque un cas en cours de réunion : le partage d'écran permet alors d'en discuter immédiatement, même sans préparation préalable.
Nous organisons généralement ces réunions entre 13h et 14h, ce qui est un vrai facteur de souplesse pour des médecins libéraux dont les agendas sont chargés sur six mois à l'avance.
Au-delà des RCP, nous utilisons aussi Rofim pour les réunions du conseil d'administration et pour accueillir les nouveaux membres du réseau, une réunion dédiée leur permet de faire connaissance avec l'équipe et de comprendre le fonctionnement du CIRDIA avant de commencer à exercer.
Quels sont les bénéfices de la solution Rofim ?
Rofim remplit trois rôles essentiels pour nous.
D'abord, la sécurité. Nous échangeons des données patients : courbes glycémiques, dossiers cliniques. Il n'est pas envisageable d'utiliser un outil qui ne garantisse pas un environnement conforme et sécurisé. C'est une exigence réglementaire, mais aussi éthique.
Ensuite, la fiabilité. Réunir vingt à vingt-sept personnes à distance, régulièrement, sans incident technique, ce n'est pas anodin. Rofim nous offre cette stabilité, ce qui est fondamental pour qu'une organisation comme la nôtre puisse fonctionner dans la durée.
Enfin, la convivialité. Se voir, même à distance, c'est important pour créer un vrai collectif. La vidéo facilite la cohésion d'une équipe qui ne se retrouve physiquement qu'une fois par an.
C'est un environnement sécurisé pour les RCP, avec la possibilité de déposer des courbes anonymisées sur Rofim pour qu'on puisse en discuter ensemble. Ça permet des partages d'écran, ça permet de discuter de façon sécurisée sur des données sensibles. C'est une solution fiable et sécurisée qui permet une communication efficace entre nous.
Le mot de la fin
Le CIRDIA est un réseau tourné vers les nouvelles technologies médicales. Mais pour exister et fonctionner, nous avons aussi besoin de technologies numériques à la hauteur de nos exigences : fiables, sécurisées, et conformes sur le plan réglementaire.
Il y a quelques années, un réseau comme le nôtre n'aurait tout simplement pas pu exister. Les outils de communication n'étaient pas suffisamment fiables ni sécurisés pour permettre ce type d'organisation multisite.
Aujourd'hui, Rofim nous permet de travailler ensemble, de coordonner nos expertises, et de faire avancer un modèle de soins qui bénéficie directement aux patients. C'est nécessaire d'un point de vue réglementaire, mais c'est aussi une conviction éthique et organisationnelle profonde.
Sans outil numérique fiable et sécurisé, un réseau multisite comme le nôtre ne pourrait pas fonctionner.
.png)