Assises de la télémédecine 2026 : un cap clair pour l’avenir des soins à distance

DANS CET ARTICLE

Le 26 janvier 2026, les Assisesde la télémédecine ont réuni pouvoirs publics, Assurance Maladie, ARS, professionnels de santé, fédérations hospitalières et acteurs du numérique en santé.

Les objectifs de ces Assises ont été précisés par Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie :

Objectif, à la fois simple et ambitieux : construireune feuille de route partagée et la proposer à la puissance publique, au Parlement et au Gouvernement.

Ces Assises marquent une nouvelle étape : celle de la structuration.

La télémédecine n’est plus uniquement un outil mobilisé en période de crise, comme ce fut le cas lors de l’épisode Covid. Elle devient progressivement un levier d’organisation du système de soins.

Où en est réellement la télémédecine en France ?

Les données officielles présentées dans le cadre des Assises permettent de poser un état des lieux.

Téléconsultation

  • 13,9 millions de téléconsultations en 2024
  • +18,7 % de progression sur l’année
  • 69 millions de téléconsultations facturées entre2020 et 2024
  • 1,7 milliard d’euros remboursés sur la période

 Pourtant, la téléconsultation ne représente que 2,3 % de l’activité des médecins généralistes libéraux.

Côté spécialistes, la téléconsultation représente 7 % de l’activité des psychiatres, 6 % de celle des endocrinologues et 3 % de celle des gynécologues.

Téléexpertise

  • La téléexpertise poursuit également son développement, avec plusieurs centaines de milliers d’actes réalisés ces dernières années.
  • Elle constitue un levier important d’accès à l’avis spécialisé, notamment dans les territoires où l’offre médicale est soustension. 

L’un des enjeux mis en lumière lors des Assises est justement de passer d’usages ponctuels à une intégration structurée dans les organisations de soins.

Source : Synthèse de Assises de la Télémédecine 2025-2026

La télémédecine : un outil au service des patients

La télémédecine ne remplace pas la consultation présentielle, mais vient compléter le parcours lorsque cela est pertinent. La télémédecine permet :

  • D’éviter des déplacements inutiles
  • D’accélérer un avis spécialisé
  • De sécuriser une décision médicale
  • D’améliorer l’accès aux soins

Un enjeu fort pour les territoires ultramarins

 Dans les territoires d’Outre-mer, la télémédecine répond à des réalités structurelles :

  • Accès limité aux spécialistes,
  • Distances géographiques importantes,
  • Evacuations sanitaires coûteuses et lourdes pourles patients.

Dans ces contextes, la télémédecine devient un outil stratégique d’équité territoriale.

 

Rofim est aujourd’hui déployé dans plusieurs territoires ultramarins. La téléexpertise y facilite notamment l’accès au second recours spécialisé et les e-RCP structurent la coordination oncologique sur le territoire.

💡Pour en savoir plus sur ce sujet : Soigner à plus de 15 000 km : comment la télémédecine efface les frontières et facilite le partage de l’expertise en chirurgie

Une feuille de route autour de 4 enjeux

Les Assises débouchent sur une feuille de route nationale articulée autour de quatre axes destinés à conforter la place de la télémédecine dans le parcours de soins :

Développer les compétences des professionnels de santé

L’objectif est d’accélérer la montée en compétences des professionnels :

  • Savoir quand recourir à la télémédecine
  • Comment l’utiliser de manière pertinente
  • Comment intégrer les données transmises à distance dans l’analyse clinique

 La formation et l’accompagnement constituent un prérequis au développement d’usages durables.

 

Renforcer la place de la télémédecine dans le suivi et le parcours des patients

La télémédecine est positionnée comme un outil de continuité et de coordination.

Elle doit être intégrée aux parcours existants (ville, hôpital, filières spécialisées) et permettre un partage d’information fluide etsécurisé.

Cette intégration suppose des solutions interopérables, capables de s’articuler avec les systèmes d’information existants (SIH, logiciels métiers, imagerie), afin d’éviter les ruptures d’information et les doubles saisies.

 

Déployer la téléconsultation au bénéfice des patients qui en ont le plus besoin

 L’enjeu n’est pas de multiplier les actes, mais de cibler les situations où la téléconsultation apporte un bénéfice identifié :

  • Difficultés d’accès aux soins
  • Suivi de pathologies chroniques
  • Contraintes géographiques

 Cette approche vise à garantir une utilisation pertinente et équitable.

 

Limiter les dérives en encadrant davantage les lieux d’implantation des équipements de téléconsultation

 La feuille de route prévoit un encadrement renforcé des lieux d’implantation des équipements de téléconsultation (cabines, dispositifs dédiés).

L’objectif est de prévenir les dérives, d’assurer la qualité des pratiques et de garantir une cohérence avec l’organisation territoriale dessoins.

La télémédecine doit s’inscrire dans un cadre structuré et sécurisé.

 

Conclusion des Assises de la télémédecine

Les Assises de la télémédecine 2025-2026 ne se sont pas limitées à un bilan chiffré. Elles ont posé un cap :

  • Structurer les usages
  • Former les professionnels
  • Renforcer l’intégration dans les parcours
  • Garantir l’interopérabilité des outils
  • Assurer un déploiement équitable sur leterritoire.

 

La télémédecine entre désormais dans une phase d’organisation et de consolidation. 
Pour les acteurs du numérique en santé, l’enjeu est désormais opérationnel : proposer des solutions simples, sécurisées, interopérables et pleinement intégrées aux organisations de soins.
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À propos de Rofim

Rofim est une plateforme de télémédecine qui connecte les professionnels de santé à l’hôpital et en ville, pour faciliter le diagnostic et améliorer la prise en charge des patients. Cet outil offre 4 solutions principales de diagnostic collaboratif dont : téléexpertise, téléconsultation, e-RCP et DCC.

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